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Iquitos

La forêt tropicale touffue du Pérou doit son nom à un immense fleuve générateur de vie, d’illusions et de légendes : l’Amazone. Découvert en 1541 par Francisco de Orellana, il est le plus large et abondant du monde. Naviguer sur ces eaux, c’est entrer en contact directe avec la nature et la sagesse des indigènes, c’est voir le soleil agoniser derrières la coupe des arbres et admirer la verdeur infinie. L’Amazone est un fleuve immense, de courant lent, qui prend l’apparance d’un océan. Dans certains secteurs, sa largeur atteint  4 mille mètres. Il recueille les eaux de toutes les rivières et tous les fleuves qui naissent sur le versant oriental de la Cordillère des Andes, ainsi que des eaux des marais, des marécages et des canaux. Sur les rives de l’Amazone, plusieurs villages ont grandi et ont formé des villes comme Iquitos, capitale du département de « Loreto »: C’est une ville éblouissante pour sa verdeur exubérante et pour le souffle des communautés natives, comme « los Cocamas », « los Witotos », « los Boras » et « los Ticuna », peuple qui ont hérité de secrets et de coutûmes millénaires.

Iquitos, fondée en 1747 par le jésuite José Bahamonde, est encerclé par les fleuves « Nanay », « Itaya » et « Amazone ». Chaleureuse, exotique et incroyablement verte, cette ville est la plus grande de la forêt tropicale péruvienne et elle est la porte d’accès de la navigation sur l’Amazone. L’aventure y est assurée.

À Iquitos, vous pouvez aller voir:

L’église « Matriz », de style néogothique, située sur la place des Armes, elle fut érigée entre 1911 et 1924, en plein essor de l’exploitation du caoutchouc. Sur sa façade, une horloge, fabriquée en suisse, fut installée sur une impressionnante tour de presque 20 mètres de haut.

La maison de “Fer” fut déclarée patrimoine historique culturel de la nation. Elle est la première habitation préfabriquée du Pérou. Elégante et bâtie totalement en fer, elle fut dessinée en 1887 par Gustave Eiffel, le célèbre créateur de la tour parisienne en 1889.

L’Ex-hôtel Palace: Bâtiment de style morisque construit entre 1908 et 1912. C’est une preuve de la splendeur qu’à apporter le "boom" du caoutchouc dans cette région de l’Amazonie. Sa somptueuse façade à trois niveaux est revêtue d’azulejos provenant d’Italie, et ses balcons en fer forgé décrivent une délicate ornementation venant d’Hambourg (Allemagne).

Le Musée Municipal et la Bibliothèque Amazonien: Dans ces lieux, on pourrait connaître toute l’histoire de l’Amazonie. Le Musée conte des faits à l’aide d’une variété de preuve venant de la faune tropicale et de pièces artisanales de différentes cultures natives.

Le musée amazonien expose des sculptures qui offrent une vision en mosaïque sur les ethnies amazoniennes, des peuples autochtones qui habitaient les bois du Pérou, du Brésil et du Venezuela. On y trouve 80 hommes de la forêt fait en fibre de verre et de taille naturelle, ils représente sa collection principale. Les sculptures accompagnées d’une série de photos décrivent l’histoire d’Iquitos. Nous y trouvons aussi des pièces du musée militaire qui exhibe de valeureux objets des forces armées et des portraits des « parfaits  de Loreto ».

Le “Malecón Tarapacá”: À la limite de la ville, on trouve la tour de guet, parfaite pour observer l’Amazone. Sur la jetée, les maisons sont embellies avec des azulejos apportés d’Europe, à l’époque de splendeur du caoutchouc. La jetée, connue aussi comme le Boulevard, fut édifiée vers la fin du XIXe siècle sur les rives de l’ « Itaya ». De larges trottoirs et de beaux  jardins jonchent cette avenue flanquée de sobres œuvres architecturales républicaine comme l’ex-hotel Palace.

Le quartier Belén est connu comme la Venise péruvienne parce que les maisons, qui ont des supports en bois, se dressent sur l’Amazone. Ce quartier modeste, traversé par des barques et possédant un charisme tropical, constitue un moment inoubliable pour le visiteur. Il est installé sur les bords gauches de l’ « Itaya » et est considéré comme le district le plus populaire d’Iquitos et un des plus pittoresques de l’Amazonie péruvienne.

Les environs:

Le complexe touristique de “Quistococha”: c’est un parc touristique naturel situé à 13 kilomètres d’Iquitos, autour de la lagune « Quistococha » (Cristo de la Laguna).

Dans ce complexe, il existe un parc zoologique avec des milliers d’animaux de la région. Cette lagune a une surface de 56 hectares et possède une plage artificielle, des cabanes et des restaurants.

C’est un des principaux centres de récréation d’Iquitos.

Port Almendra: sa principale attraction est le Jardin Botanique arborétum “El Huayo”, on y cultive des plantes natives du bassin du fleuve « Nanay », des plantes qui sont utilisées par la médecine traditionnelle. Tout au long de ce parcours, on peut prendre connaissance de l’ayahuasca ou corde de la mort (Banisterosis capi), une liane qui, pour ses effets hallucinogènes, est utilisée dans les rituels chamaniques de l’Amazonie.

Lac “Zungarococha” : ses eaux dormantes sont irrésistibles et nous invite non seulement à nager mais aussi à s’y balader sereinement en bateau. Son nom signifie “lagune de zúngaro”, en référence a un poisson  amazonien très apprécié pour son excellente chaire savoureuse.
Sa dénomination scientifique est Zungaro zungaro.

Caserío Santo Tomás, est une communauté natives “Cocama Cocamilla” se situant sur les rives du paradisiaque lac “Santo Tomas”, et est témoin des fabuleuses et émotionnantes balades en barque et canoë. Ce peuple maintient les traits culturels et  traditionnels des communautés natives de l’amazonie péruvienne (maisons en bois avec des toits faits de feuilles de palme). Ses habitants consacrent la majorité de son temps à la pêche et l’artisanat, créant des sculptures avec de grosses racines, des masques en bois et des céramiques avec des iconographies locales.

Lac “Rumococha”, en forme d’arc fermé. Ses eaux sont parfaites pour la pratique de la pêche sportive. A côté de ce joyau amazonien, on trouve le village du même nom, qui se vêtit au couleur de fête du 26 au 30 août, pour célébrer Santa Rosa de Lima, sa sainte patronne. Le lac est localisé à 5 kilomètres d’Iquitos.

Le marché artisanal de San Juan, offre une variété de pièces et d’objets elaborés par les hommes et les femmes des communautés natives. Ils utilisent les “choses non consommées” proportionnées par la nature pour créer les célèbres tissus attirants en fibre végétale, pour confectionner des vêtements ou encore pour peindre sur des étoffes élaborées avec l’écorce de l’arbre « llanchama ». L’offre artisanale inclut les sculptures en bois, les céramiques, les colliers et les bracelets décorés avec des semences et des fruits des bois. De plus, il existe une large variété de boissons exotiques, comme le “masato” (manioc fermenté), les sept racines (mélange d’écorces distinctes) ou le « uvachado » (aguardiente de raisins) et aussi le “quitapesares”, un parfait breuvage pour saluer la beauté de la forêt tropicale.

L’embarcadère “Bellavista – Nanay” est le point de départ des barques et des “peque-peques” (petits  canoës) qui se dirigent vers l’embouchure de l’Amazone et de plusieurs affluents du « Nanay » comme le  « Momón », la voie fluvial qui conduit au village de San Andrés (habité par l’ethnie Bora) et mène aussi aux communautés de Padre Cocha et Manacamiri (pour citer quelques localités). Pendant la période creuse (entre juin et octobre), de jolies plages se forment près de l’embarcadère.

La communauté San Andrés est habitée par les natifs “Boras” qui sont arrivés de l’Alto Putumayo (frontière avec la Colombie) à l’époque de l’exploitation du caoutchouc (à la fin du XIXe siècle et au début du XXe). Ils ont maintenu leurs mythes, leurs légendes, leurs croyances et leurs habitudes ancestrales. A travers leurs danses, ils dramatisent et exposent leur vision particulière de l’origine du monde et des hommes « boras ».

Le village de Padre Cocha est constituéde modeste maison de campagne érigée sur la rive gauche de « Nanay », à presque 20 minutes du port « Bellavista – Nanay » (en bateau à moteur).

La communauté est peuplée de natifs de l’ethnie “Cocama Cocamilla” qui réalisent des travaux de céramique. Dans les alentours, nous pouvons observer des maisons à papillons  (Pilpintuwasi).

Indiana est la capitale du district du même nom. Elle se trouve à 45 minutes d’Iquitos (en deslizador), c’est le point de départ parfait, pour se rendre dans les communautés localisées sur les bords du fleuve “Napo”, comme le “Mazán” (à 10 minutes en moto): Il existe encore d’autres villages tropicaux bucoliques qui oeuvent nous procurer un service minimum.

Yurimaguas: connue comme la  “Perle de “Huallaga”, c’est une des villes les plus traditionnelles de la forêt tropicale péruvienne.

Le Lac Rimachi  avec ses 75 kilomètres de superficie et une profondeur de 10 mètres, est considéré comme le plus grand lac de l’Amazonie péruvienne.

Il se situe au croisement du fleuve ”Pastaza” et de ses eaux froids provenant de la fonte du  "Chapuli et Chuinda". Il habrite des poissons comme le “Paiche, la Gamitana, la Palometa, le Pacos et le sábalos. De plus, on peut y trouver une quantité infinie de lézards et de tortues (taricayas), et enocre bien d’autres espèces.

Amazonas

Le fleuve Amazone, est le plus long et a le plus grand débit de la planète. Un géant qui engendre la vie sur une longueur de 6275 kilómetros. Il naît dans les hauteurs du glacier « Mismi » à Arequipa (5,597 m.), vit dans la cordillère des Andes pour atteindre la forêt tropicale et meurt enfin à « Belén  de Pará » (Brésil), lors de sa rencontre avec l’océan Atlantique.

Bien que celui-ci prenne vie dans les hauteurs arequipéniennes, il prend seulement son célèbre nom au point de rencontre de ses confluents : Le «  Marañón » et l’ « Ucayali », des canaux belligérants qui se rencontrent proche du port de « Nauta » (région de Loreto).

La Réserve nationale de “Pacaya-Samiria” est un autre coin perdu et merveilleux de l’Amazonie. Sa faune est abondante et on compte près de 130 espèces de mammifères, 330 espèces d’oiseaux, 150 espèces de reptiles et amphibiens,  et 250 espèces de poissons.

Grâce à sa grande étendue, “Pacaya-Samiria” est la réserve la plus grande du Pérou, la deuxième de l’Amazonie et la quatrième d’Amérique du sud. Son climat est chaud et humide et  sa végétation est riches en variétés d’espèces de forêt tropicale.

Réserve National de “Allpahuayo-Mishana”, Les chercheurs ont rendu publique l’existence de 145 espèces de mammifères, de 476 oiseaux, de 120 reptiles, de 83 amphibiens, de 155 poissons, de 522 papillons et 1780 sortes de plantes.

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